La Casa Del CAN referme ses portes, mais l’expérience reste profondément ancrée. Plus qu’un concept, plus qu’un dispositif de contenus, cette phase 2 du projet Destination Morocco 2025 : Terre de Football, Kingdom of football aura été une aventure humaine dense, exigeante et révélatrice. Elle fait écho au succès retentissant de la première étape du projet : le road trip Cotonou–Rabat, qui avait déjà marqué les esprits par son énergie, sa créativité et sa capacité à connecter l’Afrique autour du football.
Pendant plusieurs semaines, La Casa Del CAN a été un lieu de vie avant d’être un lieu de production. Une maison habitée par des talents venus d’horizons différents, avec leurs sensibilités, leurs rythmes et leurs visions, mais aussi leurs fragilités. La CAN s’y est vécue loin des tribunes, mais au plus près de l’humain : dans les discussions tardives, les désaccords assumés, les rires partagés, la fatigue accumulée, l’entraide spontanée et les silences qui disent parfois plus que les mots.
L’expérience a été enrichie par les visites marquantes de Momo de Paris, Simo Sedraty, La Jaguar, Lassissi et bien d’autres. Chacun est venu apporter son énergie, ses histoires et son regard sur l’Afrique, renforçant le caractère vivant et ouvert de La Casa Del CAN.
Ce que cette aventure a surtout révélé, c’est la complexité et la richesse de la cohabitation africaine. Des cultures qui se rencontrent, des caractères qui s’entrechoquent, des egos qui apprennent à s’effacer au profit du collectif. Rien n’y a été lisse, et c’est précisément ce qui en fait la valeur. Car l’Afrique réelle ne se raconte pas dans un décor figé, mais dans le mouvement, l’ajustement permanent et la capacité à construire ensemble malgré les différences.
Sur le plan créatif, La Casa Del CAN s’est imposée comme un laboratoire. Vlogs, lives, formats courts, débats, instants de vie, contenus premium : chaque jour a été une tentative de raconter la CAN autrement. Pas seulement le football, mais ce qu’il provoque : émotions, conversations, identités, passions et parfois tensions. Le contenu n’était pas qu’un objectif, il était le reflet d’un quotidien partagé.
Sur le plan humain, l’expérience aura été formatrice. Elle a mis chacun face à lui-même : sa capacité à écouter, à collaborer, à gérer la pression, à respecter les autres et à se remettre en question. La Casa Del CAN n’a pas seulement produit des images ; elle a forgé des liens, créé des souvenirs durables et laissé des enseignements profonds sur le travail collectif à l’échelle panafricaine.
Cette aventure n’aurait pu exister ailleurs qu’au Maroc. Terre d’accueil, carrefour africain, espace de convergence, le Royaume a offert le cadre, la stabilité et l’ouverture nécessaires à cette expérimentation humaine et créative. À travers La Casa Del CAN, le Maroc a une nouvelle fois démontré sa capacité à rassembler, à connecter et à projeter la jeunesse africaine vers des récits ambitieux et modernes, en parfaite résonance avec la vision portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
La Casa Del CAN s’achève donc sans véritable fin. Car ce qui a été vécu dépasse la temporalité de la compétition. Les images circuleront encore, les formats continueront d’être consommés, mais surtout, les trajectoires humaines, professionnelles et créatives amorcées ici se poursuivront bien au-delà.
Quick-Witted Management, sous l’impulsion de Zelkifli Ngoufonja, aura réussi son pari : transformer la CAN en une expérience intérieure, collective et profondément africaine. Une CAN vécue de l’intérieur, racontée par ceux qui la vivent, avec ses forces, ses imperfections et sa vérité.
La Casa Del CAN ferme ses portes.
Mais l’histoire, elle, continue.
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