Selon des sources diplomatiques et militaires, cette initiative a été prise par les pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui ont décidé de créer un contingent de 2.000 hommes. Les soldats resteront basés dans leurs pays respectifs, mais pourront être rapidement déployés en cas de crise. Une base logistique devrait être installée en Sierra Leone, tandis que les discussions sur le financement du dispositif se poursuivent.
Le Sahel, épicentre mondial du terrorisme
D’après le dernier Indice mondial du terrorisme, le Sahel est désormais considéré comme l’épicentre mondial des violences jihadistes. Les groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique multiplient les attaques au Mali, au Burkina Faso et au Niger, et la menace gagne désormais les pays côtiers, notamment le Togo et le Bénin, faisant craindre une extension de l’instabilité à l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.
Les pays de l’AES appelés à coopérer
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui ont quitté la CEDEAO pour fonder l’Alliance des États du Sahel (AES), ne sont pas directement intégrés à cette force régionale. Dirigés par des juntes militaires arrivées au pouvoir entre 2020 et 2023, ces pays affichent une politique souverainiste et se sont éloignés du bloc ouest-africain.
Toutefois, un responsable militaire ouest-africain a précisé que leur coopération était souhaitée, le Sahel constituant « l’épicentre de la lutte » contre les groupes jihadistes. L’objectif est de créer une coordination régionale capable de réagir rapidement face aux attaques et de prévenir toute propagation de l’instabilité.
Cette initiative marque un pas concret de la CEDEAO dans la lutte contre le terrorisme, en renforçant la sécurité collective et en préparant un dispositif opérationnel capable d’intervenir au cœur des zones les plus touchées.