
Face à la flambée des prix du pétrole et du gaz sur les marchés internationaux, la Commission européenne estime que des mesures supplémentaires doivent être prises pour protéger les consommateurs et les entreprises. Le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, a déclaré qu’« il reste encore beaucoup à faire » pour contenir la hausse des coûts de l’énergie dans l’Union européenne.
Dans une interview accordée à Euronews, le responsable européen a notamment appelé les États membres à réduire rapidement les taxes appliquées à l’électricité, une mesure qu’il considère comme la plus efficace à court terme pour alléger les factures des ménages.
« Nous avons envoyé un signal très clair aux États membres : nous vous recommandons de réduire les taxes sur l’électricité », a-t-il affirmé. Selon lui, cette décision pourrait être appliquée immédiatement, sans attendre l’adoption de nouvelles propositions législatives au niveau européen.
Des tensions géopolitiques qui font grimper les prix
Cette prise de position intervient dans un contexte particulièrement tendu sur les marchés de l’énergie. L’intensification des tensions au Moyen-Orient a provoqué une hausse rapide des prix du pétrole, qui ont atteint près de 100 dollars le baril en début de semaine, soit leur plus forte progression depuis 2022.
Les inquiétudes se concentrent notamment autour du Détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport mondial de pétrole. Les attaques menées par Iran contre certains pays du Golfe ont perturbé les flux énergétiques dans la région.
Le président américain Donald Trump a averti que toute tentative iranienne de miner le détroit d’Ormuz entraînerait des conséquences militaires « jamais vues auparavant ». Washington envisagerait également d’escorter les pétroliers pour sécuriser leur passage dans la zone.
L’UE cherche des solutions à court et long terme
Face à cette situation, les dirigeants de l’Union européenne doivent se réunir prochainement à Bruxelles pour discuter de mesures visant à stabiliser les marchés de l’énergie et à protéger les économies européennes.
Selon un document interne consulté par Euronews, ils devraient demander à la Commission de présenter d’ici juillet 2026 une révision du Système d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne, le mécanisme clé de la politique climatique européenne.
Parallèlement, l’Agence internationale de l’énergie envisagerait de libérer entre 300 et 400 millions de barils de réserves stratégiques afin de stabiliser les marchés. Une telle intervention serait la plus importante depuis la crise énergétique déclenchée par l’Invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.
Pour Dan Jørgensen, cette option pourrait contribuer à calmer les tensions sur les marchés. « Cela aiderait à maintenir les prix à la baisse », a-t-il estimé.
L’UE ferme la porte à l’énergie russe
Malgré la pression liée à la hausse des prix, la Commission européenne exclut toute remise en question des sanctions visant le secteur énergétique russe.
Certaines voix, notamment en Hongrie, ont suggéré un assouplissement de ces mesures pour faire baisser les prix. Mais Bruxelles reste ferme sur ce point.
« Nous ne voulons absolument pas de l’énergie russe », a martelé Dan Jørgensen, affirmant que l’Union européenne maintiendrait sa ligne de conduite. « Pour nous, c’est “plus jamais ça”. »
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