
Le gouvernement burkinabè franchit un nouveau cap dans sa stratégie sécuritaire. Le ministre de la Guerre, Célestin Simporé, a présenté en Conseil des ministres un projet de loi visant à créer une réserve militaire nationale. L’objectif est clair : recruter et former jusqu’à 100 000 réservistes d’ici fin 2026 pour faire face à la menace terroriste persistante.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, marqué par des attaques régulières contre les forces de défense et les populations civiles.
Deux profils de réservistes pour une mobilisation rapide
Selon les grandes lignes du projet, cette future réserve sera structurée autour de deux catégories :
- Des personnels déjà formés, disposant d’une expérience militaire et immédiatement mobilisables
- Des civils volontaires, qui seront progressivement formés afin de renforcer les capacités opérationnelles du pays
Le ministre a précisé que tous les citoyens en âge de défendre la patrie pourraient être concernés, y compris dans des missions liées à des crises humanitaires.
Un dispositif complémentaire aux VDP
Cette nouvelle réserve ne vient pas remplacer les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), mais plutôt les renforcer. Elle est présentée comme un “dispositif complémentaire, organisé et pérenne”, destiné à structurer davantage l’engagement citoyen dans la défense nationale.
L’objectif est de bâtir une force mieux encadrée, capable de répondre aux mutations de l’environnement sécuritaire et géopolitique dans la région.
Un contexte sécuritaire marqué par des attaques meurtrières
Cette annonce intervient quelques jours après une attaque meurtrière dans le centre-est du pays. Une base militaire située à Bagmoussa, dans la province du Koulpelogo, a été prise pour cible, causant la mort d’au moins 28 soldats et membres des VDP, selon des sources sécuritaires.
Dans la région, les violences restent soutenues, notamment sous l’action de groupes armés affiliés à des organisations jihadistes.
Dans le même temps, le Alliance des États du Sahel (AES), dont fait partie le Burkina Faso, a dénoncé des attaques coordonnées menées au Mali par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et le Front de libération de l’Azawad.
Ces événements illustrent la dimension régionale de la menace sécuritaire, qui pousse les États du Sahel à renforcer leur coopération et leurs dispositifs de défense.
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