Casablanca (Maroc) – En marge de la CAN 2025, la 3ᵉ édition de l’AFRICAMED BUSINESS FORUM, tenue les 16 et 17 janvier 2026 à Casablanca, a placé le sport au cœur des enjeux économiques africains. Sous le thème « De 0,5 % à 5 % du PIB : la Décennie de l’Industrie Sportive Africaine », les débats ont mis en lumière le potentiel encore sous-exploité des grands événements sportifs sur le développement territorial du continent.
Le road trip Cotonou–Rabat comme cas d’école
Invité à intervenir lors du panel « Manifestations sportives & impact économique territorial », Zelkifli Rahman Ngoufonja, CEO de Quick-Witted MGT, a partagé l’expérience du road trip Cotonou–Rabat, une initiative pensée autour de la CAN 2025.
« Quand le Maroc a obtenu l’organisation de la CAN, il fallait réfléchir à comment faire de cet événement un véritable rendez-vous panafricain », a-t-il expliqué. L’objectif : faire vivre la compétition à toute l’Afrique, au-delà des stades, en mobilisant une cinquantaine de créateurs de contenu et journalistes africains, réunis dès le 3 décembre 2025 au Bénin.
Connecter l’Afrique à elle-même
À travers ce périple, l’initiative visait à raconter l’Afrique par les Africains, en valorisant les communautés rencontrées, les cultures locales et les liens humains. « Il s’agissait de connecter l’Afrique avec l’Afrique, mais aussi avec le peuple marocain », a souligné Ngoufonja, insistant sur la richesse humaine de cette traversée.
Mais le voyage a également mis en évidence des freins structurels majeurs : connectivité limitée, difficultés de déplacement, contraintes liées aux visas, autant d’obstacles ayant un impact direct sur le développement économique du continent.
Une diversité africaine, un défi de confiance
Le road trip a réuni des participants issus d’une vingtaine de nationalités africaines, de l’Afrique australe à l’Afrique du Nord, en passant par l’Afrique de l’Ouest et centrale. Une diversité révélatrice, selon le CEO de Quick-Witted MGT : « Tant que les Africains ne se connaissent pas, ils ne peuvent pas se faire confiance. Et sans confiance, il n’y a ni affaires, ni projets communs. »
Pour lui, la clé du développement passe d’abord par cette connexion intra-africaine, préalable indispensable à une ouverture durable vers le reste du monde.
Le sport, catalyseur d’unité et de croissance
À travers cet exemple concret, le panel a illustré comment les grands événements sportifs peuvent devenir de véritables outils d’intégration régionale, de création d’emplois et de croissance économique durable, à condition de lever les barrières qui fragmentent encore le continent.
Un message fort, porté par l’AFRICAMED BUSINESS FORUM, qui confirme que la décennie à venir pourrait être celle de l’industrie sportive africaine.
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