Dans l’arrêté ministériel 2024 N°032/Misp/Dc/Sgm/Anpc/Sa/0135gg24 portant déclaration d’état de catastrophe au titre des inondations de l’année 2023 en date du 1er février 2024, Alassane Séïdou, ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique a dévoilé le bilan préliminaire des inondations survenues entre juillet et décembre 2023 au Bénin.
46 décès, 182 803 sinistrés, 211 écoles et 29 hôpitaux endommagés. C’est ce qui ressort du bilan préliminaire des inondations survenues entre juillet et décembre 2023 au Bénin, dévoilé par Alassane Séïdou. « Le bilan provisoire des dégâts enregistrés dans ces Communes fait état de 46 décès, 182 803 sinistrés, 211 écoles et 29 centres de santé endommagés, d’importantes pertes agricoles et de cheptel, de plusieurs ouvrages de franchissement détruits et de nombreuses pistes de dessertes rurales dégradées », a exhibé le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique par le biais de son arrêté.
Selon le même arrêté ministériel, les Communes de Bonou, d’Adjohoun, de Porto-Novo, de Dangbo, de Sèmè-Podji, d’Adjarra et des Aguégués dans le département de l’Ouémé ; de Malanville, de Karimama, de Kandi, de Banikoara dans le département de l’Alibori ; de Kérou, de Tanguiéta, de Ouassa-Péhunco, de Matéri dans l’Atacora ; de Tchaourou, de N’Dali, de Sinendé dans le département du Borgou ; de Lokossa, d’Athiémé, de Grand-Popo dans le Mono ; de Ouèssè et de Savalou dans le département des Collines ; de Copargo et de Djougou dans la (Donga) ; de Zangnanado et de Ouinhi dans le département du Zou ; de Sô-Ava et Abomey-Calavi dans l’Atlantique, Cotonou dans le département le Littoral; de Lalo dans le Couffo et Kétou dans le département le Plateau, sont celles les plus touchées par les inondations. Par conséquent, selon l’article 3 de l’arrêté, elles sont placées en état de catastrophe jusqu’au 31 mars 2024.
Toutefois, l’article 4 du même arrêté stipule que « l’état de catastrophe ouvre droit aux mesures exceptionnelles non exhaustives ci-après : déplacement forcé de populations sinistrées ; dérogations aux procédures de passation de marchés publics ; déclenchement des instruments/mécanismes de réponse à l’urgence inhérente à l’état de catastrophe; actions de solidarité nationale ou internationale en faveur des sinistrés ». Il est donc d’un grand intérêt aux populations concernées de respecter les mesures prises afin de vite conjuguer au passé les conséquences de ces inondations.