Ancien sélectionneur historique du Cameroun, Claude Le Roy affronte les Lions Indomptables ce mardi à Brazzaville avec le Congo, dans les éliminatoires de la CAN 2027. Il promet de tout faire pour créer la surprise face à son ancienne sélection.
Battus par la Namibie (0-1) lors de leur entrée en lice, les Diables Rouges reçoivent un Cameroun revigoré par son succès contre les Comores (3-1). Le Roy ne nie pas l’écart entre les deux équipes, mais assure que le respect qu’il porte aux Lions n’aura aucun poids une fois le coup d’envoi donné.
« Ça s’arrête à 20h »
« Mes joueurs ont envie de faire un gros coup », a prévenu le sélectionneur congolais en conférence de presse. Il a cité Bryan Mbeumo, Danny Namaso et Christian Kofane, finalement forfait parmi les principales menaces camerounaises, tout en piquant les Lions sur leur 8e place au classement FIFA, l’un de leurs plus mauvais classements. « On a énormément de respect pour le Cameroun et les Lions Indomptables, mais ça s’arrête à 20h », a-t-il lancé.
Une déclaration qui résonne particulièrement au regard de son histoire avec le Cameroun. Arrivé sur le banc en 1985, Le Roy avait conduit les Lions en finale de la CAN 1986, perdue aux tirs au but contre l’Égypte, avant de prendre sa revanche deux ans plus tard en remportant la CAN 1988 face au Nigeria. Il était ensuite revenu à la tête du Cameroun lors du Mondial 1998, où un certain Samuel Eto’o, alors âgé de 17 ans, avait fait ses débuts internationaux.
Objectif qualification pour le Congo
À 78 ans, Claude Le Roy n’a pas repris les Diables Rouges pour un deuxième mandat par nostalgie. Après les avoir menés en quart de finale à la CAN 2015, il doit désormais ramener le Congo à une phase finale, plus de dix ans après sa dernière participation. La défaite inaugurale contre la Namibie a déjà mis la pression sur son groupe ; un second revers, cette fois à domicile, compliquerait sérieusement la donne.
En face, le sélectionneur camerounais David Pagou n’ignore rien du poids de Le Roy dans l’histoire des Lions, qu’il a lui-même qualifié de « père ». Une affection réciproque, mais qui s’arrêtera net au coup d’envoi.

