La République démocratique du Congo est, après Israël et le Territoire palestinien occupé, le contexte dans lequel l’ONU a vérifié le plus grand nombre de violations graves contre des enfants en 2025. Selon le rapport présenté par la représentante spéciale des Nations unies pour les enfants et les conflits armés, 4 114 violations ont été recensées en RDC.
Meurtres, blessures, recrutements ou utilisation d’enfants par les forces et groupes armés, violences sexuelles, enlèvements : les violations graves vérifiées par les Nations unies prennent plusieurs formes. À cette liste s’ajoutent les attaques contre les écoles et les hôpitaux, ainsi que les refus d’accès humanitaire.
Un chiffre qui désigne des violations, pas des victimes
En RDC, l’ONU a vérifié 4 114 violations graves contre des enfants au cours de l’année 2025. Ce chiffre désigne le nombre de violations, et non le nombre d’enfants victimes, un même enfant pouvant avoir subi plusieurs violations. Avec ce total, la RDC se situe devant le Nigeria, le Myanmar et la Somalie dans le classement établi par l’ONU pour l’année 2025.
Des atteintes qui se poursuivent en 2026
Ces atteintes ne se sont pas arrêtées en 2026. Dans un rapport distinct consacré au premier semestre de l’année, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme indique avoir documenté 377 violations et abus visant 606 enfants en République démocratique du Congo.
Un appel à la prévention et à la protection
Face à cette situation, Vanessa Frazier, représentante spéciale des Nations unies pour les enfants et les conflits armés, appelle les parties aux conflits à prendre des mesures pour prévenir les violations contre les enfants. Elle demande également que l’accès humanitaire soit facilité et que les écoles et les hôpitaux soient protégés. La représentante spéciale de l’ONU appelle enfin à poursuivre les responsables de ces violations et à assurer un soutien durable à la réintégration des enfants associés aux forces et aux groupes armés.

