
Après un week-end de mobilisation relativement calme, le gouvernement français tente de reprendre la main face à la contestation lycéenne et étudiante. Le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit lundi 26 octobre des représentants des lycéens, des étudiants et des enseignants, dans l’espoir d’apporter des réponses aux revendications et d’éviter une reprise des blocages à la rentrée du 2 novembre.
Les manifestants réclament notamment davantage de moyens pour l’Éducation nationale, la rénovation des établissements scolaires, le remplacement des professeurs et une réduction du nombre d’élèves par classe. Ils demandent également la suppression de Parcoursup. Cette rencontre intervient après une première tentative d’apaisement menée par Emmanuel Macron, qui a reçu les organisations lycéennes à l’Élysée vendredi 24 octobre. Dimanche, le président a promis des réponses « très concrètes ».
À l’issue des échanges avec Sébastien Lecornu, les ministres de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, et de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, doivent présenter les mesures envisagées lors d’une conférence de presse.
Des annonces attendues avant la rentrée
Critiqué pour avoir tardé à réagir, le gouvernement joue une partie importante dans la gestion de cette crise. Plusieurs syndicats étudiants ont prévenu que les annonces détermineraient la suite de la mobilisation, notamment la reprise éventuelle des blocages après les vacances scolaires. La contestation doit se poursuivre dans les prochains jours. Une grève intersyndicale est annoncée le 5 novembre. Des actions des « gilets jaunes » sont également prévues devant l’Assemblée nationale le 30 octobre, suivies d’un nouveau rassemblement le lendemain.
En déplacement à Marseille lundi, Emmanuel Macron a estimé que le samedi suivant présenterait de nouveaux risques. Il a indiqué que les parcours des manifestations resteraient à l’écart des centres-villes afin de préserver l’ordre public. Le chef de l’État a également reconnu que les autorités n’avaient « pas du tout anticipé » la mobilisation du 17 octobre et que les moyens policiers n’avaient pas été proportionnés à la situation.
Il a toutefois assuré que la République et l’ordre public étaient maintenus sans recourir à l’état d’urgence, tout en laissant ouverte cette possibilité si la situation venait à se dégrader.
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