Face à la mobilisation grandissante après l’expulsion d’une octogénaire, Pedro Sanchez doit présenter ce mardi 29 septembre un décret-loi sur le logement devant le conseil des ministres. Le Premier ministre espagnol promet la fin des « expulsions injustes ».
Préparé depuis juillet par ses équipes, ce texte comporte deux volets : accélérer la construction de logements, dont le manque est estimé à 700 000 unités, et freiner les sociétés immobilières en plafonnant la hausse des loyers.
Un texte qui divise jusque dans la majorité
Si le premier volet fait l’unanimité, le second suscite le débat chez les alliés nationalistes basques et catalans de Sanchez, réticents à effrayer propriétaires et secteur immobilier. Reste à savoir si le chef du gouvernement parviendra à présenter un texte satisfaisant toutes les parties, alors que la mobilisation continue de s’intensifier dans la rue.
Des milliers de manifestants à Barcelone
Lundi 28 septembre, des milliers de personnes se sont rassemblées devant le palais des Congrès de Barcelone, où se trouvait Pedro Sanchez. Parmi elles, Fabián Cagiquillos, designer et père de famille, craint de voir son loyer passer de 800 à 1 300 euros après la fin de son bail en décembre. Il dénonce des explications changeantes de la part de son propriétaire sur le non-renouvellement de son contrat.
Quant à Maricarmen, la retraitée de 87 ans expulsée de son logement après 71 ans passés dans les lieux et à l’origine de la mobilisation, son avocat a annoncé lundi qu’un accord avait été trouvé avec le propriétaire. Mais les manifestations pourraient se poursuivre dans le pays si le gouvernement ne parvient pas à répondre rapidement à la crise.

