Zinedine Zidane a signé une victoire audacieuse face à la Belgique (1-0), en alignant une équipe largement remaniée et trois nouveaux joueurs. Dominateurs mais maladroits, les Bleus ont fait la différence en fin de match grâce à une inspiration de Michaël Olise.
Quatre jours après le succès belge contre l’Italie (2-0), le sélectionneur français a surpris en modifiant presque totalement le onze qui s’était imposé difficilement contre la Turquie (1-0) vendredi dernier. Neuf titulaires de ce match n’étaient pas alignés face aux Diables Rouges ; seuls le gardien Mike Maignan et le défenseur Maxence Lacroix ont été reconduits.
Trois débutants lancés dans le grand bain
Le successeur de Didier Deschamps a fait confiance à trois joueurs sans la moindre sélection : Andy Diouf, Jérémy Jacquet et Lucas Da Cunha. Pour remplacer Kylian Mbappé, blessé et rentré à Madrid, Zidane a laissé sur le banc Ousmane Dembélé, Michaël Olise et Rayan Cherki, préférant Bradley Barcola, Esteban Lepaul et Désiré Doué en attaque.
Doué s’est offert la meilleure occasion en trouvant la barre transversale (12e). Cinq minutes plus tard, Esteban Lepaul voit sa reprise instantanée captée par Lammens (17e). Le gardien belge s’interpose ensuite sur un coup franc d’Akliouche, avant d’être sauvé par son poteau face à Lucas Da Cunha (53e).
Da Cunha, la révélation du soir
Sous l’impulsion du joueur de Côme, cette équipe de France a séduit dans le schéma habituel de Zidane en 4-3-3, avec une volonté offensive incarnée par le positionnement de Maghnes Akliouche en milieu relayeur. Les Bleus ont dominé une rencontre rythmée, sans parvenir à concrétiser avant la fin.
La Belgique a également eu ses occasions, avec deux tirs cadrés de Lukebakio (72e et 77e), repoussés par un grand Mike Maignan.
Olise décisif à l’entrée
Les entrées de Dembélé (68e), puis d’Olise et Cherki (77e) ont fait basculer la rencontre, malgré une certaine perte de maîtrise des Bleus à ce moment-là. C’est finalement sur un rush solitaire que Michaël Olise a trouvé l’ouverture, d’une frappe placée au ras du poteau de Lammens (87e). Un but qui valide le pari audacieux de Zinedine Zidane pour son deuxième match sur le banc des Bleus.

