Interrogé sur la possibilité d’un troisième mandat, le chef de l’État a déclaré qu’il serait prêt à revenir « si les Congolais lui demandent de revenir », tout en insistant sur le respect des procédures démocratiques.
Un éventuel changement soumis à référendum
Félix Tshisekedi a précisé que toute réforme institutionnelle ou constitutionnelle ne pourrait intervenir qu’après consultation populaire. « Si changement ou révision doit se faire, ce ne sera jamais sans consulter la population, par référendum », a-t-il affirmé, insistant sur la légitimité populaire comme condition préalable à toute évolution du cadre politique.
La question sensible du troisième mandat
Sur son avenir personnel, le président congolais n’a pas fermé la porte à une nouvelle candidature : « Si les Congolais me demandent de revenir, je suis à leur disposition », a-t-il déclaré. Une position qui relance le débat politique autour de la limitation des mandats présidentiels en RDC, dans un climat déjà marqué par de fortes tensions institutionnelles.
La guerre à l’Est comme facteur déterminant pour 2028
Au-delà de la question constitutionnelle, Félix Tshisekedi a également évoqué la situation sécuritaire dans l’Est du pays, estimant qu’un prolongement du conflit pourrait empêcher la tenue des élections prévues en 2028.
Il a notamment cité les régions du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, soulignant l’impossibilité d’organiser un scrutin national sans l’ensemble du territoire : « Si on ne peut pas terminer cette guerre, malheureusement on ne saura pas organiser les élections en 2028 », a-t-il expliqué, comparant la situation à celle de l’Ukraine.
Un débat politique relancé en RDC
Cette sortie du chef de l’État intervient dans un contexte politique sensible, où la question de la stabilité institutionnelle et de la succession présidentielle reste centrale. Entre réforme constitutionnelle, enjeux sécuritaires et perspectives électorales, la RDC entre dans une nouvelle phase d’incertitude politique.