
Soudan et Burkina Faso : des infrastructures hydrauliques dévastées
Les conséquences de ces attaques sont particulièrement préoccupantes au Soudan. En mars 2024, une seule des 13 stations de traitement d’eau de l’État de Khartoum était encore opérationnelle, selon le rapport de l’UNICEF. Au Burkina Faso, plus de 145 points d’eau ont été détruits lors d’attaques entre 2020 et 2025. Ces destructions ont privé environ 830 000 personnes d’accès à l’eau, dont plus de la moitié étaient des enfants. La situation sanitaire est également préoccupante dans les camps de réfugiés de l’est du Tchad, qui accueillent des populations ayant fui le conflit soudanais. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a établi un lien entre une épidémie d’hépatite E et l’insuffisance de l’accès à l’eau potable et aux installations d’assainissement.UNICEF : protéger les infrastructures d’eau dans les zones de conflit
Face à cette dégradation de la situation, l’UNICEF appelle les parties aux conflits, les bailleurs de fonds ainsi que les acteurs humanitaires et du développement à renforcer la protection des infrastructures hydrauliques. L’organisation insiste sur la nécessité de considérer les systèmes d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène comme des équipements indispensables à la survie des populations civiles. Au-delà des destructions matérielles, les attaques contre ces infrastructures constituent une menace directe pour la santé publique, particulièrement celle des enfants. L’accès à l’eau potable demeure ainsi un enjeu humanitaire majeur dans les territoires touchés par les conflits.Vitrine Infos vous propose des contenus originaux. Vitrine Infos, c’est la fiabilité des informations, c’est pareillement l’information en temps réel. Adoptez-le et consommez-le sans modération.
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